Finance internationale : Les répercussions de Jackson Hole ?

Ben Bernanke prudent

Vendredi 26 aoà »t, avait lieu à Jackson Hole, un sommet réunissant différents banquiers centraux ainsi que les hautes sphères de la finance internationale.

Alors que le monde entier retenait son souffle avant le discours de Ben Bernanke, président de la Fed, les déclarations de celui-ci ont été très prudentes.

En effet, si beaucoup d’observateurs attendaient des mesures pour booster l’économie américaine alors que plus tà´t dans la journée des chiffres révisés à la baisse de la croissance américaine avait été publiés, il n’en a rien été. Le patron de la Fed c’est borné à un discours très académique sans annoncer aucune mesures, mais sans véritablement fermer la porte à une possible intervention en cas de gros ralentissement, sur le chà´mage en particulier.

De plus, la programmation d’une nouvelle réunion en Septembre est venu conforter les marchés qui semblent avoir été rassurés par l’intervention de Mr Bernanke. Ainsi, Wall Street clà´turait en nette hausse vendredi soir avec +2,55% pour le Nasdaq 100 et les bourses européennes ouvraient ce lundi sur des notes positives (+1,36% à Paris, +1,25% à Francfort...)

Christine Lagarde casse l’ambiance

Pourtant, lors de cette conférence, Christine Lagarde avait jeté un froid en déclarant que les banques européennes "ont besoin d’une recapitalisation urgente".

La directrice du FMI juge que la dégradation de l’économie mondiale ne pourra cesser que lorsque les banques européennes seront plus solides,
"C’est la clef pour couper la chaà®ne de contagion", a t’elle ajouté.

Cependant, les valeurs bancaires à l’ouverture de la place financière parisienne sont en hausses et ne semblent donc pas avoir été affectées par les déclarations de l’ancienne ministre de l’économie.

Et pour cause, les banques franà§aises affichent une excellente solidité. Après le succès des "stress test" en juillet, la fédération bancaire franà§aise a réaffirmé que "les niveaux de fonds propres sont bien supérieurs aux exigences réglementaires et les programmes de refinancement à moyen et long terme sont réalisés dans des conditions tout à fait satisfaisantes"

En outre, la publication début aoà »t des résultats de la Société Générale et de BNP Paribas avait démontré une bonne solidité financière alors que le Crédit Agricole avait lui déclaré disposer de plus de 120 milliards d’euros de réserves liquides immédiatement disponibles.

deux discours, deux effets ?

On peut donc s’interroger aux termes de la réunion de Jackson Hole sur la portée des déclarations.

En effet, si le discours prudent de Ben Bernanke semble avoir eu les effets rassurants escomptés, celui plus alarmiste de Mme Lagarde ressemble bien à un coup dans l’eau puisque les marchés ne semblent pas y avoir réagi.

On peut donc s’intérroger sur la crédibilité de Christine Lagarde puisque généralement les interventions des dirigeants du FMI lorsqu’elles sont négatives entraà®nent systématiquement des chutes sur les marchés financiers.

De la à dire que les marchés ont une confiance aveugle envers Ben Bernanke et une beaucoup plus limitée en Mme Lagarde..... il n’y a qu’un pas.

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