Livret A : le point sur la réforme

Livret A : le plafond en hausse de 25%

Le plafond du livret a va àªtre augmenté de 25%, une hausse qui a été annoncé mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le but : donner un coup de pouce à l’épargne des Franà§ais en leur permettant de placer davantage sur le livret le plus populaire de l’Hexagone.

Le plafond passera donc de 15 300 à 19 125 € mi-septembre. Une seconde hausse de 25 % est prévue d’ici à la fin de l’année.

Parallèlement le ldd voit aussi son plafond augmenter. Il doublera en passant de 6000 à 12 000 € mi-septembre.

Livret A : la fiscalité reste la màªme

On craignait une fiscalisation des sommes déposées au-delà de l’ancien plafond, finalement il n’en sera rien.

Selon Jérà´me Cahuzac interviewé ce matin sur BFM TV :"Il n’est pas prévu de modifier cette fiscalité dérogatoire, il s’agit d’une épargne populaire et qui sert à financer les logements sociaux. Il serait absurde, au moment o๠nous avons l’intention de doper la construction de logements sociaux, d’en modifier le régime".

Le gouvernement a tenu à clarifier rapidement ces intentions concernant la fiscalité du livret A afin de ne pas faire naà®tre une nouvelle polémique sur le sujet.

Réforme du livret A : a qui profite la hausse du plafond ?

Le relèvement du plafond du livret A profite à ceux qui peuvent y placer des sommes pouvant atteindre le nouveau plafond : les épargnants les plus aisés. Car pour le moment, seul 9% des titulaires de livrets A ont atteint le plafond de 15.300 euros et la moitié des livrets ont un solde inférieur à 150 euros.

les banques sont "perdantes" dans cette affaire car les sommes placées sur le Livret A, ne sont comptabilisées que partiellement dans leur bilan. Elles craignent de devoir transférer des dépà´ts depuis les produits d’épargne qu’elles proposent pour tenir les engagements qui leur sont demandés dans le cadre de la législation "Bà¢le III".

Dans un communiqué, la Fédération bancaire franà§aise (FBF) a d’ailleurs dénoncé "une mesure à contre-emploi" jugeant qu’elle aurait "un impact négatif sur la capacité des banques franà§aises à financer l’économie"

Parmi les perdants, n’oublions pas l’Etat car toute les sommes supplémentaires déposées ne sont pas fiscalisés. cela fait environ 2 a 3 milliards d’euros de dépà´ts qui se feront au détriment des livrets bancaires ou de l’assurance-vie. Et donc qui ne seront pas soumis à une imposition qui aurait fait du bien aux caisses d’à‰tat.

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